What Field Experience Brings to Security System Design
Field experience adds practical insight to security design, helping improve constructability, coordination and maintenance...

FIERA (Fully Integrated Electronic Room Assistant) est l'assistante virtuelle qui habite le laboratoire de recherche de TEECOM. Nous avons décrit comment FIERA coordonne et régule tous les systèmes interconnectés, répond aux commandes vocales et gère l'espace. Aujourd'hui, nous expliquons comment l'achat impulsif d'un équipement nous a ouvert une nouvelle façon d'interagir avec notre environnement, façonnant et approfondissant notre lien avec notre laboratoire.

En R&D, nous avons plusieurs cordes à notre arc. Nous passons beaucoup de temps à bricoler, à apprendre et à innover. Parfois, nous endossons le rôle d'explorateur : nous nous lançons dans un projet sans savoir où il nous mènera, ni même s'il aboutira. Ce fut le cas du projet CinemaScope, né de l'achat en ligne d'une enseigne de cinéma lumineuse bon marché. L'objet avait un charme rétro indéniable ; j'ai pensé qu'il pourrait ajouter un peu de caractère à notre laboratoire au style plutôt industriel. J'étais loin de me douter que cet achat impulsif transformerait notre façon d'interagir avec le laboratoire et, plus surprenant encore, la façon dont le laboratoire interagirait avec nous en retour.
Comme nous l'avons évoqué dans la première partie, nous pensons qu'une évolution est en cours dans la manière dont nous interagissons avec les bâtiments et les espaces. Nous voyons des intelligences artificielles comme FIERA devenir indissociables de l'environnement bâti, capables de « s'approprier » certaines pièces et certains systèmes pour gérer de nombreuses tâches fastidieuses et chronophages.
Mais l'information et l'automatisation ne sont que deux facettes d'un environnement de travail réussi. La troisième est l'émotion. L'influence et la valeur de l'émotion au travail ont récemment trouvé leur place dans les stratégies d'entreprise. De nombreuses études montrent qu'un lien émotionnel positif renforce l'engagement des employés. Au travail, les gens tissent des liens émotionnels — positifs ou négatifs — avec leurs collègues, la culture de l'entreprise et sa mission. Nous avons appris que les meilleures interactions avec notre environnement sont celles qui semblent les plus naturelles, les plus familières. Un lien émotionnel intrinsèque avec notre environnement favorise une expérience plus productive en son sein. Par conséquent, en tant que concepteurs technologiques, si nous parvenons à concevoir un espace plus intelligent qui suscite une réponse émotionnelle plus forte, nous avons plus de chances de générer une expérience enrichissante et une meilleure connexion globale avec le lieu où nous passons plus de 40 heures par semaine.
L'objectif de la R&D chez TEECOM est d'étudier comment améliorer l'expérience utilisateur dans les bâtiments grâce à la technologie. Parfois, cela se traduit par une utilité concrète : nous cherchons par exemple à savoir si l'intégration d'un système d'éclairage ambiant couplé à un service météo, pour adapter la lumière en fonction de l'heure de la journée, améliore la productivité des employés. D'autres fois, nous explorons des concepts non conventionnels ou expérimentons de nouvelles technologies, sans nécessairement avoir d'objectif final précis. C'est ainsi qu'est né le projet CinemaScope. Je trouvais que cette enseigne bon marché avait du potentiel : illuminée, affichant « TEECOM RESEARCH LAB », elle pouvait apporter une touche de style à notre laboratoire. En bon bricoleur, je l'ai démontée dès sa réception pour améliorer ses capacités (très limitées). J'ai transformé une simple boîte lumineuse en une extension animée de la pièce, dotée d'une personnalité grâce à des effets visuels et sonores.
Une fois le travail terminé, notre enseigne « quelconque » avait été transformée, désormais équipée de la technologie nécessaire pour scintiller et bourdonner comme un tube fluorescent. Une fois installée dans le labo, son aspect et son comportement offraient un mélange intéressant de style vintage et de fantaisie, lui conférant une animation presque vivante. Comme tout le matériel et la technologie qui l'avaient précédée, l'enseigne a été connectée à FIERA et au Hub. Cela nous a permis de gérer plus facilement les différents effets et l'enseigne au fil du temps.
J'ai toujours eu une passion pour le théâtre et la mise en scène. Ce nouvel équipement passionnant avait trop de potentiel artistique pour que le projet s'arrête là. J'ai imaginé une courte scène utilisant les éléments intégrés du laboratoire pour transformer, je l'espère, le scintillement de l'enseigne en une performance plus globale. FIERA (le Hub), notre gestionnaire de laboratoire omniprésent, a été dotée de nouvelles capacités théâtrales. Nous avons créé une série d'actions scénarisées : par exemple, avant que l'enseigne ne s'allume, les plafonniers s'atténuaient, les lumières Philips Hue ajoutaient une couleur d'ambiance et la télévision s'éteignait. Nous avons appris tout cela à FIERA, en y ajoutant des effets sonores et bien plus encore. Avec tout le matériel nécessaire déjà unifié et coordonné via le Hub, l'exécution de cette série d'actions minutées était un jeu d'enfant pour le cadre intelligent de FIERA.
Lorsque cette performance a été jouée pour la première fois, l'effet total nous a surpris. Il nous a littéralement époustouflés. Notre laboratoire, ce noyau industriel de créativité et d'ingénierie, nous a fait oublier qu'il n'était, en fait, que notre laboratoire. C'était… différent, mais familier. C'était comme regarder un film au cinéma ; au bout d'un moment, on oublie presque qu'on est assis dans la salle (surtout si le film est particulièrement captivant). En l'espace d'une trentaine de secondes, nous avions vécu la même chose. Nous avions créé un lien émotionnel avec l'espace. Le laboratoire nous a charmés au point de nous faire oublier que nous étions simplement dans nos locaux. Le laboratoire nous a surpris en prenant vie. « Mais ce n'est qu'une pièce ! » direz-vous. Et vous avez raison ! Pourtant, il semblait y avoir quelque chose de plus : le fait que la pièce tamise elle-même ses lumières (ou, pour être plus précis, que FIERA le fasse) rappelait un marionnettiste tirant les ficelles pour planter le décor. On sait que le marionnettiste est là, même si on ne le voit pas, mais on parvient tout de même à s'identifier à la scène qui se joue. Même si nous avions programmé les actions dans FIERA, elles semblaient, d'une certaine manière, réelles.
Nous avons poursuivi nos tests. Nous avons appris à FIERA de nouvelles scènes à interpréter au sein du laboratoire ; après notre premier succès, nous avons longuement réfléchi aux capacités théâtrales de FIERA. Nous voulions que les éléments et les scènes soient uniques tout en restant familiers. Après avoir conçu quelques-unes de ces séquences, presque élémentaires dans leur simplicité technique, nous avons réalisé que FIERA pouvait, en effet, susciter en nous des réponses émotionnelles continues, spontanées et inédites. L'effet global était véritablement supérieur à la somme de ses parties.
Ces scènes animées ancrées dans le réel peuvent ajouter une variabilité unique à un espace architectural habituellement impersonnel. Savoir qu'en entrant dans une pièce, celle-ci ne sera pas nécessairement le clone de la pièce voisine. Qu'elle peut offrir quelque chose qui dépasse le cadre du typique ou de l'attendu. Nous pensons que les meilleurs espaces sont ceux qui laissent une impression positive et durable. Ceux qui offrent les meilleures expériences sont des lieux confortables, naturels, qui favorisent la productivité. Nous croyons que l'avenir des espaces réside dans ceux avec lesquels nous entretenons un lien émotionnel plus fort, des espaces capables de s'adapter, d'évoluer, de jouer un rôle, voire de penser. Il s'avère que l'animation de technologies intégrées peut, elle aussi, susciter ces liens significatifs.

Projet CinemaScope : les détails techniques
Je venais d'acheter sur un coup de tête une boîte lumineuse de cinéma à 20 $. En l'ouvrant, j'ai constaté qu'elle était bien plus fragile que prévu ; j'ai donc eu envie d'en extraire les composants pour l'améliorer. Elle fonctionnait sur piles, par exemple, alors je l'ai équipée d'une alimentation externe longue durée. Puis, je me suis dit : pourquoi ne pas y ajouter un peu d'intelligence pour qu'elle puisse s'allumer et s'éteindre toute seule ? À distance ? Avec des effets sonores ? Vous voyez comment les choses ont pris de l'ampleur. J'ai fait évoluer les fonctionnalités, en ajoutant du matériel au fur et à mesure. Par exemple, après avoir ajouté un variateur d'intensité pour les lumières, et inspiré par l'aspect rétro de la boîte, j'ai trouvé que le rendu trop parfait des LED manquait de cachet. J'ai donc intégré une série d'effets de « scintillement » pour imiter les néons, avec les effets sonores des tubes fluorescents qui grésillent au démarrage. Enfin, après avoir sélectionné le matériel et conçu les composants pour réaliser la liste sans cesse croissante d'effets que j'avais imaginés — incluant un Arduino Mega, le Wi-Fi, l'alimentation, l'éclairage et une carte son — le défi suivant était de fixer tout cela sur la boîte. Je ne pouvais pas le mettre à l'intérieur, car cela aurait nui à la fonction de rétroéclairage. Nous avons donc décidé de loger l'électronique dans un « sac à dos » fixé à l'arrière de l'enseigne. J'ai conçu le boîtier dans un logiciel de CAO, ce qui nous a permis de modéliser des fixations spécifiques à la boîte, puis j'ai imprimé le boîtier sur une imprimante 3D SLA haute résolution, créant ainsi un produit au fini très propre. Après quelques essais, j'ai fixé le produit fini à l'arrière de l'enseigne, passé les câbles, branché notre antenne Wi-Fi, et tout s'est illuminé.
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